JACQUES BREL

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Page mise à jour le 04.08.2010

 


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Dino - Rodolphe - J. Ramón

©2006-2010 Dino Gibertoni, Rodolphe Guillo, José Ramon San Juan, Sèrgio Paixão  & Dieter Kaiser (alias Didier Caesar)

La création et les contenus de ce site, lorsque cela n'est pas spécifié, sont de Dino Gibertoni & Rodolphe Guillo. Tous les contenus peuvent être librement utilisés à la seule condition d'en citer la source.

 


INTRODUCTION DE DINO GIBERTONI : POURQUOI LES REPRISES DE BREL ?

Il y a maintenant 30 ans que j'écoute de la musique, surtout avec passion mais aussi avec un peu de discernement, seulement esthétique, étant donné que je ne sais jouer d'aucun instrument. Après toutes ces années d'écoute et de recherche de plusieurs genres musicaux, je peux affirmer que mon point de référence, mon étoile polaire, c’est Jacques Brel. C’est celui qui, plus que tous les autres, réussit à parler à mon cœur, à ma tête et à mes tripes, bien que, pour beaucoup, il puisse paraître dépassé et ancien. Au fond, je parle de musique qui a paru entre 30 et 60 ans (le dernier disque de Brel est de 1977 alors que ses premiers enregistrements remontent à 1953).

En effet, il est très difficile, aujourd’hui, au moins en Italie, d’avoir la possibilité d’écouter Brel, ou alors seulement par hasard à la radio ou à la télévision. Pour ma part, j’ai eu la chance et l'intuition d'emprunter deux CD à la bibliothèque de la Sala Borsa à Bologne : ce sont eux qui, en 2002, ont marqué ma première approche de la musique de Brel. Ce ne fut pas un coup de foudre parce que mon oreille devait s’accoutumer à une musique qu'en l'occurrence un Italien des années 2000 n'est plus habitué à entendre et, qui plus est, chantée en français, langue que je connaissais peu alors. Mais il m’a immédiatement suffit de quatre ou cinq chansons que je jugeais réellement et immédiatement belles pour m’accrocher et me faire doucement tomber en amour, d’écoute en écoute, du monde artistique du Grand Jacques. 

En somme, sa musique me touche au cœur car elle exprime des sentiments forts et contrastés : passion et tendresse, rage et douceur, invective et compréhension, toujours et encore manifestés avec le cœur ouvert sans compromis, ni flatteries. En outre, et naturellement, il y a l’extrême beauté de ses musiques dont certaines, pour utiliser un terme fort, sont devenues désormais immortelles.  

Le trait caractéristique qui fonde le parcours humain et artistique de Brel est l’absolue liberté de pensée et d’action. Cette liberté l’a d’abord amené, en 1952, à déménager de Bruxelles pour Paris, laissant sa famille et un travail assuré dans l’entreprise paternelle, pour entamer une difficile progression de carrière dans le monde de la chanson. Puis, en 1966, au faîte du succès, elle l’a amené à abandonner la scène pour pouvoir se consacrer à un engagement artistique qui concernait non seulement la musique mais aussi le théâtre et le cinéma, en tant qu’acteur ou réalisateur. Finalement, en 1974, il se retire aux Iles Marquises, pour marquer son refus définitif du monde du show-business et se tourner vers une dimension existentielle plus simple de réflexion personnelle et de service aux autres.

De tout ceci, il reste, d'un point de vue musical, plus de 150 chansons, qui existent à la fois dans leurs versions originales ou en public (qui sont souvent encore plus intéressantes car Brel donnait le meilleur de lui-même sur scène), mais aussi dans les versions d’autres artistes qui le réinterprètent continuellement aux quatre coins du globe. L’écoute de ces reprises fait avant tout comprendre combien est étendue, en terme géographique, l’influence exercée par Brel sur différentes générations de musiciens. Il suffit de penser à des noms importants comme Giorgio Gaber en Italie ou Scott Walker, David Bowie, Marc Almond dans le monde anglophone ou bien encore Noir Désir en France. Elle permet aussi de réaliser combien était profonde la popularité de ses chansons au témoignage du nombre de langues différentes dans lesquelles elles ont été traduites. Parmi celles-ci, on trouve beaucoup de langues vernaculaires : milanais, génois, bolognais, alsacien, frison, corse, provençal, galicien, romain….

Mais il n'y a pas que le seul aspect de gratification et d'estime de soi qui découle de la découverte de ces milliers d'artistes qui rendent hommage à leur "idole" à travers le monde. Sur un plan plus objectif, écouter une chanson arrangée et chantée de dizaines de manières différentes permet, à travers l’évidence des divers styles d’interprétation, d’arriver à cerner sa véritable essence musicale et lyrique. Et je crois que pour un passionné c'est une chose extrêmement plaisante.

Une fois entrevu ce monde immergé des réinterprétations de Brel et en avoir deviné l'étendue, j'ai alors décidé de collectionner également toutes les dites « reprises », ou du moins les recenser puisque certains disques sont aujourd’hui très difficilement trouvables. De nos jours, heureusement, nous disposons d’Internet qui est une ressource extraordinaire pour mener ce type de recherches. Il suffit seulement d’avoir le temps nécessaire pour s’engager dans cette immense tâche. Personnellement, entre 2005 et 2006, j'ai disposé de beaucoup de ce temps et en ai employé une bonne partie à construire la base de données des reprises et, dans la foulée, à créer ce site. A ceci s'ajoutait mon désir d'apporter ma contribution, aussi minime soit-elle, à la redécouverte de Jacques Brel en Italie, c'est ainsi que s'explique cette folle quête très brelienne dans laquelle je me suis engagé.

MÉTHODOLOGIE

Ma définition d'une reprise est la suivante : une reprise est une interprétation d'une chanson différente de l'originale et qui a eu une publication discographique commerciale officielle.

Pour m'expliquer de façon plus claire, voici quelques unes des règles auxquelles je me suis attaché :

  • sont à considérer comme des reprises les divers enregistrements en studio ou sur scène réalisés par un même interprète de la même chanson, ce qui signifie que si, par exemple, il existait 15 enregistrements Live différents de "My Death" dans l'interprétation de David Bowie, qu'ils soient publiés sur 33 tours ou bien sur des CD officiels, ceux-ci seraient 15 reprises différentes ;

  • ne sont pas des reprises les morceaux contenus soit sur des enregistrements pirates de concerts soit dans des remixes musicaux (bootlegs)  ;

  • ne sont pas des reprises les séquences de programmes télévisés du type "Music Farm", "Star Academy" et similaires où les interprétations sont uniquement réalisées pour usage et consommation télévisuelle sauf si elles sont incluses dans un disque ;

  • ne sont pas des reprises les vidéos, qui se trouvent aujourd'hui très facilement sur la Toile, relatives à des reprises enregistrées lors de concerts ou directement "faites maison" ;

  • ne sont évidemment pas considérées comme des reprises différentes les récurrences d'un même morceau sur des compilations ou des rééditions successives issues du disque d'origine (même si aujourd'hui la base de données que nous élaborons cherche à garder une trace de ces récurrences - voir la note ci-dessus) ;

  • même si elles n'ont pas eu de parution sur un support physique discographique, sont effectivement considérées comme des reprises, les morceaux publiés sur le Web et téléchargeables gratuitement lorsque ceux-ci ont été publiés par les mêmes auteurs ou distributeurs, car je considère que, dans ce cas, la disponibilité à titre gracieux sur le Web est le canal de distribution expressément choisi par l'auteur.

ÉVOLUTION DU SITE

En 2009, une importante restructuration de la base de données a débuté. Ces changements apparaissent lentement sur les tableaux du site. Les principales modifications concernent :

  • la mise en place, dans sa terminologie anglaise et française de la classification, de la norme  ISO 3166-1 pour la langue et l'origine des interprètes (ce qui ne correspond plus strictement à la nationalité puisque cette classification inclut les territoires disposant d'une autonomie administrative, par exemple : la Martinique) ;

  • la notification des divers albums qui contiennent la même reprise. Dans ce cas, dans la colonne "Disco", vous trouverez indiqué l'album original et à sa suite, séparés par le symbole >, les albums successifs.

  • le classement dans l'ordre strictement alphabétique des titres originaux des chansons de Brel donc non précédés de l'éventuel article défini ou indéfini

La mise à jour intégrale des tableaux prendra beaucoup de temps aussi, durant cette période, des informations codées selon les anciens critères et les nouveaux coexisteront.

REMERCIEMENTS

Je peux affirmer sans crainte de me démentir qu'à ce jour ce site est la plus complète source d'informations sur cette infinitésimal part de savoir humain que sont les chansons et les reprises de Brel. Ceci est le résultat d'un travail continu de recueil que j'ai développé sur la base des informations publiées sur Internet, et en particulier, en provenance de trois types de source :

  • les bases de données musicales existantes sur le Web, c'est-à-dire la page du Wikipédia néerlandais dédiée aux reprises de Jacques Brel, Gracenote et freeDB.org ;

  • les sites de vente aux enchères comme Ebay et les autres sites de commerce électronique ;

  • la contribution des amis passionnés et collectionneurs de Jacques Brel.

C'est surtout grâce à ces amis, connus sur la Toile à la faveur de la mise en ligne du site, que la base de données de reprises de Brel est devenue aussi riche. Et le plus important est que mon travail de recherche est passé d’un travail solitaire à un travail collectif dénué d’une quelconque rivalité. Il est au contraire inspiré par un sympathique et solidaire esprit de partage qui m'a ainsi donné la motivation pour aller plus avant.

En tout premier lieu, je veux remercier Rodolphe Guillo pour sa  connaissance très profonde et « désenchantée » de la vie et de l’œuvre de Brel dont je me suis « nourri » au cours de longues discussions nocturnes sur Internet. Rodolphe poursuit déjà depuis 1998 une recherche méticuleuse et passionnée, réalisant avant moi son site Jacques Brel - Autrement dit, qui met un accent particulier sur les différentes langues dans lesquelles ont été traduites et chantées les chansons originales de Brel. Son site a été une des principales sources d’enrichissement de ma base de données, et vue l'amitié qui maintenant nous unit, nos sites sont conjoints et mis à jour en parallèle pour ne maintenir aucune différence de contenu.

Les autres amis réunis par la même passion pour Jacques Brel et avec lesquels s'est constituée au fil du temps une petite communauté Web sont l'infatigable Omar El Maizi, José Fernandes et Bibi Frikotin, le spécialiste de « Ne me quitte pas ». En plus d'entretenir ces conversations amicales avec ces amis, je reçois continuellement des informations sur de nouvelles publications qui viennent s'ajouter à la base de données. Des rapports moins fréquents mais très collaboratifs sont ceux entretenus avec Meray, Xircus, Max Deleury et Ania Korzeniowska.

Enfin, ma gratitude va aussi à ces interprètes qui, avec une grande gentillesse, ont personnellement fourni  des informations et du matériel sonore : Denis Berejnoï, Srðan Depolo, Anton Montagne, Peter Ostrowski, Kenneth Lundman du Francis Goossens Band ainsi que l'équipe du Aalborg Teater.

 

Dino Gibertoni

Texte révisé - Traduction française -Rodolphe Guillo - Août 2009

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