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L'ACCORDÉON
DE LA VIE
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Reprises
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Texte
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1953 | L'original se trouve dans : Coffret intégral 2003 "Boîte
à bonbons" (CD Barclay / Universal 980 816-2, 2003, CD bonus Chansons
ou versions inédites de jeunesse)
C'est
une des chansons que Jacques Brel avait enregistré en août 1953 à Radio
Hasselt, restée inédite jusqu'en 2003 jusqu'à leur parution dans le coffret
commémoratif du 25ème anniversaire de la disparition de Brel.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1953 | L'original se trouve dans : Coffret intégral 2003 "Boîte
à bonbons" (CD Barclay / Universal 980 816-2, 2003, CD bonus Chansons
ou versions inédites de jeunesse)
C'est
une des chansons que Jacques Brel avait enregistré en août 1953 à Radio
Hasselt, restée inédite jusqu'en 2003 jusqu'à leur parution dans le coffret
commémoratif du 25ème anniversaire de la disparition de Brel.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1966 | L'original se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003)
Même
si d'un point de vue musical il ne s'agit en rien d'une mauvaise chanson, L'ÂGE
IDIOT a été, en substance, ignorée par les interprètes qui ont rendu
hommage à l'oeuvre de Brel. Le pessimisme de la chanson peut expliquer ce désintérêt.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1957 | L'original se trouve dans : 45t. 4e série (1957) | Jacques
Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD
Barclay 980 816-4, 2003)
L'AIR
DE LA BÊTISE est un véritable
divertissement, arrangé comme un air d'opéra et chanté par Brel avec une voix
de baryton. Dans ce texte émergent les premières attaques cinglantes de Brel
contre des vices "mous", ici la stupidité.
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans : Jacques
Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003
À
JEUN est sortie à l'origine en 1967.
Dans l'ordre des morceaux, cette chanson se situe juste après LA
CHANSON DES VIEUX AMANTS qui en représente l'exact opposée. En
effet, autant celle-ci est passionnée et fait rêver les yeux ouverts, autant
la première est terre à terre et triviale, c'est une mauvaise chanson de
bistro en somme.
Nous
trouvons donc dans À JEUN le côté plus populaire de Brel qui s'oppose à
celui plus intellectuel et poétique, deux facettes qu'il a toujours mises en
avant et traitées en parallèle. Nous y retrouvons aussi cette misogynie qui
lui a souvent été attribuée. Enfin, il y a le divertissement linguistique
que représente l'incroyable néologisme "gnougnougnaffer", qui
n'existe évidemment pas dans le dictionnaire. Celui-ci illustre parfaitement
les qualités littéraires de Brel pour inventer des mots dont la résonance
est clairement, et ici sexuellement, suggestive.
Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de
Mitch Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de la Mancha (CD
Barclay 980 817-5, 2003)
Texte
de Jacques Brel, 1969 | Morceau jamais enregistré et faisant partie de la
comédie musicale Voyage sur la Lune dont l'avant première était
prévue le 29 janvier 1970 mais qui ne fut jamais portée sur scène.
Texte
de Jacques Brel, musique de Rod McKuen, 1964 | L'original se trouve dans : Coffret
Jacques Brel vol. 1 (3 CD Universal) | Les bonbons (CD
Barclay 980-817-0, 2003) | Rod McKuen sings Jacques Brel (CD Stanyan
Records - BR Music BX 407-2, 1992)
LES
AMANTS DE CŒUR est l'unique chanson que Brel, au faîte
de sa carrière, a réalisé sur une musique qui lui a été offerte par un
autre auteur (les chansons écrites et composées avec les arrangements de
Jouannest, Rauber et Corti sont à considérer comme de vraies collaborations).
L'auteur en question est l'américain Rod McKuen qui a également été le
premier traducteur et interprète en langue anglaise de nombreuses chansons
parmi les plus importantes de Brel ("Ne me quitte pas" particulièrement,
devenue" If You Go Away"). Cette prestation lui a porté chance et
succès. Personnellement, je n'aime pas les traductions de McKuen car je les
trouve en inadéquation avec la force de l'original. Néanmoins, il ne fait
aucun doute que lui revient le mérite d'avoir participé avec Mort Shuman avec
Jacques Brel Is Alive And Well And Living In Paris à l'ample diffusion des
chansons de Jacques Brel dans les pays anglophones.
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1977 | L'original se trouve dans
:
Brel (CD Barclay 980 817-7, 2003)
Cette
chanson est l'une des cinq que Brel a enregistrée pour son dernier disque en
1977, décidant néanmoins de ne pas l'inclure dans la liste définitive des
morceaux. Le public en a pris connaissance en 2003 dans la réédition de son
oeuvre complète, à l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de sa disparition.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Enregistrement public à
l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
Aussi
surprenant que cela puisse paraître, Brel n'aimait pas cette chanson comme en témoigne
les nombreux protagonistes qui l'entouraient à l'époque où il l'a écrite et
chantée. Il la trouvait trop vite écrite et mal agencée. La seule version
disponible est celle enregistrée sur scène à l'Olympia en 1964. Il
s'agit pourtant de l'une de celles qui ont fabriqué son succès mondial.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1953 | L'original se trouve dans : Coffret intégral 2003 "Boîte
à bonbons" (CD Barclay / Universal 980 816-2, 2003, CD bonus Chansons
ou versions inédites de jeunesse)
C'est
une des chansons que Jacques Brel avait enregistré en août 1953 à Radio
Hasselt, restée inédite jusqu'en 2003 jusqu'à leur parution dans le coffret
commémoratif du 25ème anniversaire de la disparition de Brel.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1966)
(CD Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD
Barclay 980 817-1, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1977 | L'original se trouve dans
:
Brel (LP Barclay 96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Cette
chanson est l'une des cinq que Brel a enregistrée pour son dernier disque en
1977, décidant néanmoins de ne pas l'inclure dans la liste définitive des
morceaux. Le public en a pris connaissance en 2003 dans la réédition de son
oeuvre complète, à l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de sa disparition.
Écoutée aujourd'hui, AVEC ÉLÉGANCE
semble en réalité posséder les qualités suffisantes pour être incluse dans
une sélection officielle, plus que LES F... ou LE
LION qui ont mal vieilli. Le texte apparaît comme un croisement entre LES
VIEUX et LES
DÉSESPÉRÉS, donc vraiment peu joyeuse, mais ... avec élégance.
Parmi les reprises, notons celle de l'espagnol LOQUILLO qui a été réalisée
en 1998, soit cinq ans avant la publication de l'original dont n'était connu
que le texte. En conséquence, il a rajouté une partition musicale originale.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques Brel EP n.6 (Philips
432.326 BE), aujourd'hui disponible dans le CD Au printemps (CD Universal 980 816-5, 2003)
Empreinte
du plus fervent optimisme catholique à usage catéchiste, L'AVENTURE est
l'une de ces chansons qui a été la marque distinctive de la première période
"bien pensante" de Brel, où Brassens le surnommait "l'abbé
Brel". Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été reprise par une
chorale de scouts. Le cœur de voix blanches en accompagnement la rend parfaite
pour une telle atmosphère. Mise en perspective par rapport à l'ensemble de l'œuvre
de Brel, cette chanson est certainement un passage négligeable.
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1963 | L'original se trouvea
dans : Jacques Brel chante la Belgique (Barclay 33B-1-B)
LA
BALEINE fait partie de Jean de Bruges, poème symphonique en trois
mouvements composé par François Rauber pour son concours de composition au
Conservatoire de Paris. A la demande de Rauber, Brel écrivit une histoire qui
faisait de la musique le fond ; ces compositions ont été ensuite récitées,
non chantées, par Brel lui-même, et publiées seulement sur un disque
spécial de la Municipalité de Bruxelles à l'occasion du XVIème Congrès
des Syndicats Belges de l'Union Internationale des autorités locales.
Naturellement, aujourd'hui ce disque est une des principales raretés de la
discographie brelienne.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1953 | L'original se trouve dans : Coffret intégral 2003 "Boîte
à bonbons" (CD Barclay / Universal 980 816-2, 2003, CD bonus Chansons
ou versions inédites de jeunesse)
C'est
une des chansons que Jacques Brel avait enregistré en août 1953 à Radio
Hasselt, restée inédite jusqu'en 2003 jusqu'à leur parution dans le coffret
commémoratif du 25ème anniversaire de la disparition de Brel.
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LE
BARBIER
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Reprises |
Texte |
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Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de
Mitch Leigh, 1968.
Chanson
faisant partie du spectacle L'homme de la Mancha, jamais enregistrée
sur disque.
Texte
et musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans: 45t. 2e série
(1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3,
2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003)
LES
BERGERS est pour moi une chanson
qui demeure inexplicable, un objet mystérieux au sein d'un disque, celui de
1966, rempli de chefs d'œuvre, surtout de chansons aux textes très directs et
déchirants comme par exemple CES
GENS-LÁ
et MATHILDE. Le texte de
LES BERGERS est au contraire plus soutenu, et je ne
réussis pas à saisir - mais c'est sans doute un manque linguistique ! -
les subtilités des métaphores typiquement utilisées par Brel pour attaquer
les vices humains, comme dans LES TOROS
ou LES MOUTONS pour faire un
parallèle "pastoral".
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1962 | L'original se trouve dans : Les
bourgeois (1962) (CD Barclay 980 816-9, 2003) | Enregistrement public à
l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement
(CD Barclay 980 817-6, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1968 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
Une
chanson dédiée à la bière n'est pas chose très courante. Brel se réfère
naturellement à l'aspect "social" de la bière comme compagne des
moments de convivialité, surtout pour les habitants du plat pays. Il est
curieux de noter combien cette chanson est tout particulièrement appréciée
des interprètes suédois, je n'en connais pas la raison mais j'ai quelques
indices...
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1966) (CD
Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD
Barclay 980 817-1, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1956 | L'original se trouve dans : 45t. 3e série (1956) | Jacques
Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD
Barclay 980 816-4, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1966) (CD
Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD
Barclay 980 817-1, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
Dans
cette chanson Brel revêt le costume d'un empoté, ou peut-être d'un
homosexuel, d'une manière qui paraît aujourd'hui un peu grossière. Mais cela
lui donne l'occasion de mettre à profit, lors des concerts, tout son potentiel
de mimique.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1967 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Épisode
n°2 de LES BONBONS chantée
en 1964. Ici Brel est très politiquement incorrect, du moins selon les critères
actuels, vu qu'il se moque des pédés du reste jamais aimé de lui. Mais
l'occasion est bonne pour Brel de remettre en cause les manifestations pour le
Vietnam, les jeunes rebelles, les flamingants et même enfin lui-même.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Après
s'être querellé pendant presque toute sa carrière avec Dieu(mais surtout avec
ses fidèles), Brel arrive finalement dans son dernier disque à clôturer les
comptes. Et pour mettre fin à la polémique, il nous dit en toute laïcité que
pour lui Dieu n'est pas une entité surnaturelle mais c'est le genre humain
lui-même. DG
Texte
de Jacques Brel e musique de Jean Corti, 1962 | L'original se trouve dans : 45t. 12e série
(1962) | Les bourgeois (CD Barclay 980 816-9, 2003) |
Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003) | Brel en scènes
(CD Barclay 559 231-2, 1998)
En
1965, Jacques Brel a également enregistré la version en langue
néerlandaise, DE BURGERIJ, avec l'adaptation du texte aux bons
soins de Ernst Van Altena. Cette version se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 980 817-2, 2003) | Texte
LES
BOURGEOIS
est la plus célèbre des invectives que Brel a lancée contre l'hypocrisie
et les individus bien-pensants. Il y illustre le concept
d'embourgeoisement des esprits. Pour Brel, être un bourgeois, c'est
se blottir dans le confort physique et
psychologique. Cette chanson est également très fameuse en Italie grâce à la version de
Giorgio Gaber. Remarquons que l'année où Brel l'a composée est bien
antérieure à la fatidique année 68. DG et RG
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LA
BOURRÉE DU CÉLIBATAIRE
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1957 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD Barclay 980 816-4, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1962 | L'original se trouve dans
:
Les bourgeois (1962) (CD Barclay 980 816-9, 2003)
Texte
et musique de Jacques Brel, 1962 | Cette chanson fait partie de la Bande
Originale du Film Mon
oncle Benjamin (1969) dont Brel fut l'interprète principal, elle
n'a jamais été enregistrée sur un disque.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Les bourgeois (1962) (CD
Barclay 980 816-9, 2003)
J'aime
beaucoup cette chanson car elle me met toujours de bonne humeur. Voilà pourquoi
je regrette qu'il n'existe pas de reprises d'elle. C'est ici le Brel dans sa
grande dimension d'acteur et d'amuseur, avec des strophes chantées en allemand
et en français avec l'accent germanique. Le texte est tout comme dans LA
COLOMBE et AU SUIVANT
fortement antimilitariste mais avec des accents parodiques cette fois-ci. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (CD Barclay
980 817-7, 2003)
Cette
chanson est l'une des cinq que Brel a enregistrée pour son dernier disque en
1977, décidant néanmoins de ne pas l'inclure dans la liste définitive des
morceaux. Le public en a pris connaissance en 2003 dans la réédition de son
oeuvre complète, à l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de sa disparition.
DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1966 | L'original se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003)
CES
GENS-LÀ parle encore
sur un mode extrêmement incisif de l'hypocrisie des familles de la
petite-bourgeoisie. Cette chanson présente un point particulier : deux vers où
Brel reproduit le bruit de la succion d'une cuillère à soupe. Ce qu'il
accompagne lors des concerts d'une mimique explicite. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de
Mitch Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de la Mancha (CD
Barclay 980 817-5, 2003) | Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1966 | L'original se trouve dans : Ces
gens-là (CD Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003)
LA
CHANSON DE JACKY est sans doute une
de mes préférées de Brel, elle est peut-être la plus effrénée, la pus
flamboyante, irrespectueuse, énergique et en même temps aussi la plus amère
sur le métier de chanteur, que Brel a naturellement porté en avant avec
constance pendant tant d'années. Il s'agit du reste de la période
durant laquelle a mûri son idée d'abandonner la scène et cette décision
transparaît dans le texte, ce sera également apparent l'année suivante dans
LE CHEVAL. Absolument mémorable,
le refrain est à transmettre à ses propres fils : "être une heure, une
heure seulement, beau et con à la fois", en pensant avec mépris à ceux
qui veulent l'être pour toute la vie.
Je
crois que LA CHANSON DE JACKY est une des chansons les plus représentatives
de l'esprit de Brel (le titre le dit lui-même !) et c'est pourquoi seule une
reprise faite avec énergie et ironie, mélangée avec une pincée de
complicité et de mélancolie est valable. C'est ainsi que viennent à point
nommé les versions de Marc Almond (des innombrables interprètes, lui a
vraiment aimé cette chanson), de Scott Walker, Les Croquants, Divine Comedy/Neil
Hannon et de Dominique Horwitz. DG
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LA
CHANSON DES VIEUX AMANTS
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Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Célèbre
à juste titre, c'est avec NE ME
QUITTE PAS la plus fameuse chanson de Brel. C'est elle qui montre tout
l'aspect grandiose du musicien et du compositeur. Il crée une des plus belles
chanson d'amour de toujours, même s'il déclarait n'avoir jamais
écrit de chanson d'amour. En effet, LA CHANSON DES VIEUX AMANTS ce
n'est pas seulement de l'amour, c'est plus que tout de la tendresse (le
sentiment "préféré" de Brel), regret et mélancolie pour le temps
passé mais aussi orgueil et satisfaction pour la façon dont le temps est
passé, et enfin complicité et compréhension réciproque, le véritable
ciment qui unit deux personnes dans la vie.
Comme
NE ME QUITTE PAS, LA
CHANSON DES VIEUX AMANTS a été reproposée par de nombreux artistes et
dans des langues diverses. Les interprétations prévalent quand même par
leur caractère romantique, passionnel, émouvant associées à des
arrangements presque toujours traditionnels (deux chanteurs d'opéra, José
Carréras et Angela Georghiu lui ont aussi rendu hommage).
C''est
pourquoi, je tiens à signaler les versions que je préfère, en ordre dispersé,
les intenses Vera Coomans et Susanna Rinaldi (qui en fait un tango
passionnel). Il y a bien sûr Juliette Gréco avec ses interprétations qui
transportent, Isabelle Pierre avec une reprise néo-pop très belle et
insolite. Parmi les hommes, je signale deux romantiques allemands :Andreas
Schneider, pour son très beau disque d'hommage à Brel, et Klaus Hoffmann, un
autre pour qui Brel a toujours été l'étoile polaire, puis l'indispensable
Phil Minton et notre Franco Battiato national. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1962 | L'original se trouve dans : Les
bourgeois (1962) (CD Barclay 980 816-9, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Dans
LE CHEVAL, Jacques Brel se moque de lui car il est notable qu'il avait
toujours souffert de l'aspect de sa dentition, mais il laisse également
comprendre les raisons de son abandon de la scène survenue peu de temps après.
C'est
une chanson qui, pour être très brillante, a connu peu de reprises à cause,
je crois, du texte très surréaliste et difficilement traduisible dans
d'autres langues en raison de l'abondance de double-sens et de néologismes.
DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1961 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme "Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1967 | Composée pour le film "Un
idiot à Paris"| L'original se trouve dans :
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Chanson
romantique, même trop pour les canons de Brel, avec un petit air facile à
retenir et à siffloter, elle semble "écrite avec la main gauche", ou
peut-être plus simplement a-t-elle été pour Jacques un divertissement. Elle
contredit totalement ceux qui le citent comme "l'un de ceux qui ne chantent
que la mort et la souffrance". Dans le texte, en fait, se trouvent des
traces d'un humour sardonique qui fait comprendre qu'au fond LES COEURS
TENDRES n'est pas une chanson d'amour. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps ", CD Barclay 980 816-6, 2003)
LA
COLOMBE est une chanson explicitement
pacifiste, inspirée à Brel par la guerre d'Algérie et puis reprise aux
Etats-Unis par deux célèbres chanteuses comme Judy Collins et Joan Baez durant
la guerre du Vietnam.
Texte
de Jacques Brel, musique de Gaby Wagenheim, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques
Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay 980
816-5, 2003)
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COMMENT
TUER L'AMANT DE SA FEMME QUAND ON A ÉTÉ ÉLEVÉ COMME MOI DANS LA
ITION
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Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1968 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
Véritable
divertissement, avec une petite musique "foxtrottante" et un texte léger,
qui parle d'une histoire de coma croisée avec le classique renversement de
situation victime / bourreau. Les inventions linguistiques et la férocité
brelienne caractéristique sont au rendez-vous.
Texte
et musique de Jacques Brel, 1963 | LES CROCODILES n'a jamais été chantée par
Jacques Brel. Sa version originale est celle enregistrée en 1963 par Sacha
Distel |
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : EP 7e série (1959) | Jacques
Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps ", CD
Barclay 980 816-6, 2003)
Avec
LA DAME PATRONNESSE, en 1959, commence finalement à se manifester le
grand talent de Brel pour les compositions satiriques, qui avec cette chanson répand
ses premières gouttes de poison contre la bourgeoisie. En plus du texte, la
musique est aussi perfidement sarcastique, arrangée dans un style qui rappelle
le baroque du 18ème siècle et chantée avec une interprétation mimétique qui
annonce d'avance les grands essais de Jacky. Il faut noter que cette chanson
parle aux Espagnols et aux Sud-américains puisqu'elle est reprise dans des
chorales. Sans doute en raison de leur histoire troublée avec l'Église. DG et RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1966) (CD
Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD
Barclay 980 817-1, 2003)
LE
DERNIER REPAS, dont le titre est évidemment
emprunté à la Bible, est une sorte de testament qui a valu à Brel d'être sévèrement
critiqué et qualifié de misogyne en raison de la deuxième strophe où la
femme se réduit à un simple compagnon parmi les autres animaux. De nombreuses
références à ses précédentes chansons apparaissent en filigrane (LES
BOURGEOIS, ROSA). Il y parle
également de son doute quant à l'existence de Dieu et de son angoisse devant
le dernier instant. Certains éléments préfigurent également LA
CHANSON DE JACKY dans laquelle Brel évoque aussi sa vision de l'au-delà.
Pour l'aspect humoristique, notons que la version américaine de Mort Shuman et
Eric Blau remplace le vin d'Arbois par du Coca-Cola et la version allemande la
plus chantée s'intitule "Mon tout dernier verre". DG et RG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1966 | L'original se trouve dans : Ces
gens-là (CD Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : 45t. 1e série (1955) | Jacques
Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980
816-3, 2003)
Chanson
dont le texte écrit il y a plus de cinquante ans est d'une étrange actualité
dans la mesure où elle pose les mêmes questions éthiques qu'aujourd'hui.
Quelles conclusions pouvons nous en tirer ?...... Ben, ÇA
VA ........... RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958
(poème)
Texte de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1958 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay
980 816-5, 2003)
Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de Mitch
Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de la Mancha (CD Barclay 980
817-5, 2003) | Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
Texte et
musique de Jacques Brel, 1968 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
Une
des chansons les plus obscures - et moins connues - de Brel. Elle est très
suggestive, presque impressionniste dans la description, avec le seul usage de
la voix et de l'accordéon, de la vie monotone et solitaire du gardien d'écluse.
Ce personnage caractéristique des pays du nord enrichit l'élégie personnelle
du "plat pays" que Brel a construit durant toute sa carrière
artistique. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1973 | L'original se trouve dans : L'enfance (1973) - 45 giri
| Brel intense (CD Barclay, 2003)
L'ENFANCE
a été écrite et chantée par Brel en tant que bande originale de son second
et dernier film LE
FAR WEST. En accord avec son grand ami Lino Ventura, Jacques Brel a
destiné toutes les recettes provenant des droits d'auteur pour cette chanson à
la Fondation Perce
Neige. Cette fondation dont l'objet est de soutenir les enfants porteurs
d'un handicap fut fondée par Lino Ventura et est encore active aujourd'hui. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1965 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
UN
ENFANT a été écrite en 1965 et
"donnée" à Petula Clark qui connaissait Brel d'une tournée qu'ils
avaient faite ensemble. Elle sera aussi publiée par Brel seulement trois ans
après. Il s'agit d'une des diverses chansons que Brel a consacrée à
l'enfance. C'est pour celles-ci qu'il est à juste titre considéré comme l'un
des artistes qui est le mieux parvenu à décrire, avec passion et poésie, les
sensations que l'on éprouve durant cette période importante de la vie et que
nous oublions une fois adultes. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1963 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1966) (CD
Barclay 547 740-2, 1999) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
|
Brel Knokke (CD Barclay 521237-2, 1993)
Chanson
qui illustre la trahison, la difficulté de la confiance et de la désespérance
amoureuse chez Brel.
Jacques
Brel a cédé les droits de cette chanson à Isabelle
Aubret suite à un grave accident dont elle a souffert dans les
années 60. Elle est l'une des chansons emblématique de la chanteuse qui est
également l'une des grandes interprètes francophones de Brel mais aussi de
Jean Ferrat et Aragon. Elle l'a chantée en anglais et sa version peut être
écoutée sur son site officiel. RG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1963 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999) | Brel Knokke
(CD Barclay 521237-2, 1993)
Brel
parle dans cette chanson de la bêtise et de la lâcheté qui se cachent derrière
ces ouvertures destinées à éclairer nos chaumières. RG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1965 | L'original se trouve dans
:
Ces gens-là (CD Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003) | Brel en scènes
(CD Barclay 559 231-2, 1998)
FERNAND
est peut-être cette chanson qui plus que toutes les autres m'a fait tomber
amoureux de Brel, avant même de connaître le texte, par sa seule beauté et
son extraordinaire force et intensité. Moi, je pense que l'attaque de
l'accordéon au début de la troisième strophe, qui te pénètre l'âme comme
une fine lame pendant que la voix de Brel atteint graduellement le sommet du
pathos, vaut au seul FERNAND une place au Panthéon de la chanson
d'auteur.
Et
puis le texte est tout aussi magnifique. La quintessence de tous les thèmes
les plus importants de la poétique de Brel, l'amitié, la mort, la guerre, la
religion, les femmes, sont tous réunis dans une synthèse exemplaire dans la
troisième strophe (que je porte ici en avant). Ils sont là pour composer un
chant parmi les plus déchirants, intenses et émouvants qu'il m'aient été
donné de connaître. C'est simplement, et sans possibilité de me contredire,
un chef d'œuvre. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1962 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999)
LES
FILLES ET LES CHIENS est une chanson rythmée où Brel aborde l'ambiguïté
et les difficultés des relations avec les femmes. DG
Texte
de Jacques Brel e musique de Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Et
bien cette chanson est l'une des inoubliables de Brel. On y trouve des paroles
appartenant aux plus magnifiques textes écrits sur l'enfance où s'effectue une
percée cynique mais indiscutable de la maturité. Il est dommage que Rod McKuen
l'ait abîmée avec l'une de ses traductions mièvres qui n'a rien à voir, mais
alors rien, avec l'original. Puis la musique est si belle que, quoiqu'il en
soit, Frank Sinatra a voulu la chanter même si la majeure partie des chanteurs
anglophones a préféré SONS OF, issue de la comédie musicale Jacques
Brel is Alive and Well and Living in Paris. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : 45t. 8e série (1959) | Jacques
Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps ", CD
Barclay 980 816-6, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD
Barclay, 2003) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980
817-6, 2003)
LES
FLAMANDES est la première des diverses chansons dans
lesquelles Brel prend en ligne de mire ses compatriotes belges avec l'attitude
typiquement cinglante de celui qui nourrit en réalité une grande affection. La
cible de Brel, ce sont les personnes qui mènent une vie prédéterminée sans
soubresauts, ni surprises et il n'y a certainement pas que les Flamands. Du
point de vue musical, il met ici au point cette formule musicale très
populaire, avec des instruments traditionnels comme l'accordéon, une mélodie
facile et un rythme rapide qui caractérisera plusieurs des meilleures
productions breliennes. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Lou Logist, 1953 | L'original se trouve dans
:
78 giri P 19.055 H (1953) (réédité dans le "Grand Jacques", CD Barclay
980 816-3, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
C'est
une chanson qui m'a trompé pendant longtemps. J'ai toujours pensé qu'il
s'agissait d'une chanson romantique, avec la griffe typiquement française et
le crescendo brelien, un peu bizarre bien sûr la maison qui se tirebouchonne
... mais de cette bizarrerie qui décrit les états d'âme des amants. Et au
contraire, quand j'ai finalement lu le texte, j'ai découvert que la maison
n'est rien d'autre qu'une maison de passe et que notre "petite amie"
a deux seins comme des soleils, comme des trottoirs ... et que pour entrer, il
suffit de dire que c'est pour le gaz. DG
Voici
une chanson coquine qui moque l'hypocrisie devant le désir sexuel et qui ramène
l'humanité à égalité devant le sexe quelque soit la fonction symbolique de
chacun par son métier ou ses idées. RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Le
texte de GRAND JACQUES est parfait pour décrire l'évolution de la pensée
de Jacques Brel. Avant de devenir le porte-drapeau de la rébellion et de la
liberté de pensée, si c'était en effet mérité, il s'était vu réduit au
surnom refilé par Georges Brassens d'"Abbé Brel" en raison des
textes dans lesquels on peut déjà entrevoir les trames de ce qui deviendra son
éthique. L'hérédité "bien-pensante" de sa formation catholique y
est très forte. Ce seront la sortie du cocon familial et bourgeois, les
difficultés d'abord, les bonnes fréquentations parisiennes ensuite qui mèneront
à l'accomplissement de l'heureuse métamorphose vers le vrai Grand Jacques. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1966 | L'original se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay
559 231-2, 1998)
Un
autre divertissement sur les hypocrisies des familles bourgeoises avec le
vieux qui se divertit avec la domestique et la grand-mère qui mène grand
train en société mais n'est pas dupe de ce qui se passe chez elle. La
chanson se conclut de façon ironique, décalée et inattendue. Elle porte la
marque de la férocité brelienne. DG
Selon
Dino, il s'agit d'un tableau désormais d'un autre temps et quoiqu'il en soit
la chanson est très plaisante et populaire. Personnellement cette chanson est
avec LE GAZ l'une de mes préférées
et elle demeure d'actualité dans son descriptif psychologique des couples où
les rapports d'argent et de domination sociale sont le ciment de la vie
commune. RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1953 | L'original se trouve dans : 45t. 1re série (1953) |
Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD
Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1967 | HÉ! M'MAN ne fut jamais
publié par Brel, même si l'enregistrement de son bout d'essai a été inclus
dans le
DVD "Comme quand on était beau", sorti en 2003 | La version
originale de la chanson, originellement destinée à Mireille Mathieu, est
celle de Martine Baujoud.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1957 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD Barclay 980 816-4, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1958 | L'original se trouve dans
:
45t. 5e série (1958) | Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au
printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de
Mitch Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de la Mancha (CD
Barclay 980 817-5, 2003). Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Les bourgeois (1962) (CD
Barclay 980 816-9, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1963 | L'original se trouve dans : Les bourgeois (1962) (CD
Barclay 980 816-9, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Glen Powell, 1955 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD
Barclay 980 816-3, 2003)
Comme
d'autres chansons de son premier disque IL PEUT PLEUVOIR est encore une
chanson simple et ingénue du Brel timide des débuts.
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Glen Powell, 1955 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD
Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Lou Logist, 1953 | L'original se trouve dans
:
78 giri P 19.055 H (1953) (réédité dans le "Grand Jacques", CD Barclay
980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1959 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps
", CD Barclay 980 816-6, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel, Gérard Jouannest e François Rauber,
1961 | L'original se trouve dans : 45t. 10e série (1961) | Jacques Brel n.5 (1961)
(réédité comme "Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003)
L'IVROGNE
est une chanson très aimée des fans de Brel
parce qu'à la mélodie très populaire se marie un texte brillant qui
permettait à Brel d'étaler durant les exhibitions en direct toute sa capacité
de comédien et d'identification avec le texte qu'il chantait. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest e François Rauber, 1963 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999)
Une
chanson douce et féerique qui sonne comme une berceuse. Sa musique invite à rêver
et l'âme à s'égarer dans des paysages "fantastiques". Il s'agit
d'un hommage nostalgique à la Belgique. RG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1964 | L'original se trouve dans
:
Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
Délicieuse
bien que peu connue, écrite avec un langage coloré, celle-ci également ne fut
jamais enregistrée en studio, LES JARDINS DU CASINO est une autre représentation
breliennement sarcastique des vices de la petite bourgeoisie. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1968 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
J'ARRIVE
est l'énième chanson de Brel où il y parle de la mort, et
comme une grande partie des autres, celle-ci a une musique tout autre que
triste. Le texte au lieu de se moquer des vivants, comme cela s'entend dans LE
MORIBOND ou dans TANGO FUNÈBRE,
celle-ci parle cette fois ci du regret de quitter la vie et de l'extrême résignation
qui suit la lutte pour ne pas abandonner. La dissonance entre le texte et la
musique que nous pourrions attendre est une des raisons de la grande fascination
pour cette chanson, très appréciée de Juliette Gréco y compris, cinq ans après
sa publication dans la bande originale du second film réalisé par Brel, le désastreux
LE
FAR WEST. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
JAURÈS
est une chanson qui ouvre le dernier disque de Jacques Brel, normalement appelé
"Brel". Toutefois, dans ses différentes rééditions, il est aussi
intitulé "Les Marquises" ou "Jaurès". Le disque est
sorti après une dizaine d'années d'absence de Brel sur la scène musicale à
l'exception de l'album "Ne me quitte pas" en 1972 dans lequel se
trouvent les réarrangements de chansons connues. Son disque précédent était
"L'homme de la Mancha" pour lequel, par ailleurs, Brel avait
seulement écrit les textes. Jacques était déjà miné par le mal qui
l'emportera en octobre 1978.
Il
s'agit donc d'un disque très important, émouvant, qui ne ressent pas
musicalement l'effet de la décennie de silence. Il renoue sans rupture avec
le discours musical, poétique et politique interrompu en 1968. Malgré la
maladie et l'unique poumon qui lui était resté après la première
intervention subie en 1974, la voix de Brel est encore puissante et modulée
et les textes enragés, essentiels, suggestifs. Naturellement des chefs d'œuvre
tels que VOIR UN AMI PLEURER,
JOJO et ORLY
sont présents.
JAURÈS
introduit ce disque de manière splendide, rappelant avec la voix de Brel qui
s'étend sur un accompagnement musical constitué d'un accordéon seul, les
atmosphères de FERNAND et
L'ÉCLUSIER. Le texte
fait référence à Jean
Jaurès, homme politique français, cofondateur du Parti Socialiste et
fondateur du journal L'Humanité,
assassiné en 1914 par un jeune nationaliste parce qu'il se battait pour
l'implication de la France dans ce qui sera la Première Guerre Mondiale.
C'est
pourquoi un personnage comme Jaurès ne pouvait qu'être admiré par Brel qui,
cependant, plutôt que d'écrire une hagiographie avec une intuition
perspicace, nous fait réfléchir sur ce qu'ont gagné les assassins à tuer
Jaurès, eux qui sont issus d'un milieu qui avait besoin d'années pacifiques.
DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1957 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD Barclay 980 816-4, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Charles Dumont, 1963
JE
M'EN REMETS À TOI n'a jamais été enregistrée
par Brel. A l'origine, la chanson devait être interpréte par Edith Piaf pour
laquelle Charles Dumont avait déjà composé des chansons mémorables comme
"Non, je ne regrette rien" et "Mon dieu". Toutefois Piaf ne
pouvait jamais la chanter en raison de la maladie qui l'a conduite à la mort à
l'automne 1963. C'est ainsi que Dumont enregistra le morceau pour son LP de 1964
"A faire l'amour sans amour. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003) | Ne me quitte pas
(1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980 817-6, 2003)
JE
NE SAIS PAS est, dans l'ordre
chronologique, peut-être la première des chansons bouleversantes de Brel, la mélancolie
est autant dans le thème musical que dans le lyrisme du texte. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1966
JE
SUIS BIEN n'a jamais été enregistrée par
Brel qui l'a écrite expressément pour Juliette Gréco. Et ce n'est pas par
hasard qu'il s'agit d'une chanson particulièrement adaptée à l'interprétation
et au charme de la muse de Saint-Germain-des-Prés. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1968 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
Comme
ce fut le cas déjà avec d'autres chansons comme LES
VIEUX ou LES TIMIDES, dans JE
SUIS UN SOIR D'ÉTÉ, Brel réussit à reproduire en musique d'une manière
absolument réaliste les sensations transmises par le titre et par le texte. La
chanson devient plus que jamais un bloc narratif unique et cohérent dans
laquelle les paroles et les sons se confondent à la perfection. dans le cas présent,
les notes pesantes et prolongées transmettent exactement le sens de la chaleur
étouffante et de la fatigue qui se concentrent à la fin d'une journée d'été.
De la même façon le texte ne suit pas de structure linéaire mais avance de façon
intermittente vers des images soudaines pour amener la fatigue dans l'esprit
obnubilé par la chaleur. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1959 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps
", CD Barclay 980 816-6, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Ces gens-là (CD
Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia -
1964 (CD Barclay 980 817-1, 2003)
JEF
est une merveilleuse chanson sur l'amitié et
la désespérance. RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Parmi
toutes les magnifiques chansons de Brel sur l'amitié, JOJO est sans pareille,
elle est la plus touchante et la plus émouvante car elle la plus
autobiographique. Le Jojo de la chanson est en effet Georges Pasquier, grand
ami et confident de Brel. Celui-ci pendant des années fut aussi son secrétaire
personnel mais aussi plus qu'un frère, une personne plus importante que
n'importe quelle femme qu'il ait jamais connue.
Jojo
meurt d'un cancer en 1974 laissant Brel dans une grande douleur. Ce n'est que
peu de temps après qu'il subit sa première opération du cancer du poumon.
Tous ces sentiments se concentrent de manière déchirante dans la chanson. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
KNOKKE-LE-ZOUTE
TANGO est peut-être la chanson la plus
osée de Brel, certainement une des plus rageuse, de cette colère désespérée
qui envahit son dernier album. Nous retrouvons aussi différents de ses thèmes
caractéristiques : avant tout le plat pays belge, la misogynie envers certains
types de femmes, et plus présente dans cet ultime album est la tentative d'ôter
quelques cailloux de la chaussure. Il s'agit donc d'une chanson qui même si
elle est très fascinante est très "épineuse", difficile à interpréter.
Je suis tout particulièrement curieux de saisir comment elle a été traduite
en suédois pour Evabritt Strandberg, l'unique femme à la chanter. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1967 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2,
1998)
LA...
LA... LA... fait partie des chansons sarcastiques de Brel, dans lesquels
il prend en ligne de mire un peu tout, à commencer par lui-même.
Ici
s'explicite son rapport amour-haine avec la Belgique, son pays natal. Pour la
première fois Brel utilise le terme "flamingants" pour désigner
les Flamands sécessionnistes, qui sont en quelque sorte des "indépendantistes"
régionalistes et qui déjà à l'époque animaient les discussions politiques
et sociales en Belgique. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
LE
LION est une des chansons les moins importantes et les
moins mémorables du dernier disque de Brel. C'est un de ses divertissements
caractéristiques qui peut facilement être classé parmi les soi-disant
chansons misogynes fréquemment attribuées à Brel. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1958 | L'original se trouve dans
:
45t. 9e série (1959) | Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au
printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Hymne
simplissime à l'être aimé. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1958 | L'original se trouve dans
:
45t. 5e série (1958) | Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au
printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel, Gérard Jouannest et Jean Corti, 1962 |
L'original se trouve dans :
45t. 12e série (1962) | Les bourgeois (CD Barclay 980 816-9, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Enregistrement public à
l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003) | Brel en scènes (CD
Barclay 559 231-2, 1998) | Brel Knokke (CD Barclay 521237-2, 1993)
Insaisissable
Madeleine qui ne se présente jamais au rendez-vous. Mais notre bon Jacques avec
la légèreté habituelle des amoureux continue à espérer. Comme l'indique Des
de Moor dans l'interview que nous avons réalisée, Madeleine est représentative
de l'esprit belge, de l'esprit du plat pays, en effet seul un Belge peut espérer
faire fantasmer une femme avec un plat de frites. DG et RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Cette
chanson est l'une des cinq que Brel a enregistrée pour son dernier disque en
1977, décidant néanmoins de ne pas l'inclure dans la liste définitive des
morceaux. Le public en a pris connaissance en 2003 dans la réédition de son
oeuvre complète, à l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de sa
disparition.
MAI
40 est une chanson inhabituelle d'un point de vue musical dans la
discographie de Brel, une espèce de fox-trot très plaisant qui raconte
cependant sur un mode autobiographique un épisode dramatique, le début de la
guerre dans la Belgique envahie par les troupes nazies. Dans les pays
francophones, MAI 40 pourrait être un fond sonore parfait pour les
films d'époque ou les documentaires sur la Seconde Guerre Mondiale. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et Gérard Jouannest, 1961 | L'original se trouve dans
:
45t. 11e série (1961) | Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme
"Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003) | Brel en scènes (CD
Barclay 559 231-2, 1998) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD
Barclay, 2003) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980
817-6, 2003)
MARIEKE
est pour moi une chanson tout simplement
magnifique dans laquelle la mélancolie amoureuse est colorée par le paysage
flamand dans une association entre personnages et lieux qui est si naturelle.
Et puis un autre motif de fascination, c'est le bilinguisme du texte chanté,
français et flamand, presque une représentation musicale de la Belgique et
par conséquent une occasion pour confronter la douceur du français avec
l'aspérité du flamand. DG
| Statue
de Marieke à Bruges |
Refrains
originaux
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Traduction française
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Traduction
anglaise chantée
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© Ono no Komacki - Flickr.com
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Zonder liefde warme liefde
Waait de wind de stomme wind
Zonder liefde warme liefde
Weent de zee de grijze zee
Zonder liefde warme liefde
Lijdt het licht het donkere licht
En schuurt het zand over mijn land
Mijn platte land mijn Vlaanderland
Zonder liefde warme
liefde
Lacht de duivel de zwarte duivel
Zonder liefde warme liefde
Brandt mijn hart mijn oude hart
Zonder liefde warme liefde
Sterft de zomer de droeve zomer
En schuurt het zand over mijn land
Mijn platte land mijn Vlaanderland
- Jacques Brel
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Sans amour brûlant amour
Souffle le vent le vent muet
Sans amour brûlant amour
Pleure la mer la mer grise
Sans amour brûlant amour
S'avance la lumière la lumière sombre
Et s'étale le sable sur mon pays
Mon plat pays ma Flandre
Sans amour brûlant
amour
Rigole le diable le diable noir
Sans amour brûlant amour
Brûle mon cœur mon cœur ancien
Sans amour brûlant amour
Meurt l'été l'été morose
Et s'étale le sable sur mon pays
Mon plat pays ma Flandre
- RG
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Cold and loveless cold and loveless
Blows the wind the wordless wind
Cold and loveless cold and loveless
Weeps the sea the old grey sea
Cold and loveless cold and loveless
Throbs the light the darkened light
With scouring sand across my land
My flat land my Flanders land
Cold and loveless
cold and loveless
Laughs the devil the old black devil
Cold and loveless cold and loveless
Burns my heart my ancient heart
Cold and loveless cold and loveless
Dies the summer the sombre summer
With scouring sand across my land
My flat land my Flanders land
- Des de Moor
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
L'ultime
chanson de son ultime disque est dédiée par Brel à l'endroit où il a vécu
les dernières années de sa vie et où il a demandé à être enterré. Il
s'agit d'une véritable poésie mise en musique qui décrit avec des touches
impressionnistes l'environnement des îles alors différentes du milieu européen
auquel Brel a tourné le dos, hélas définitivement. Piano et instruments à
cordes comme support musical font de cette chanson une des plus
"classiques" de Brel. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1964 | L'original se trouve dans : Ces
gens-là (CD Barclay 547 740-2, 1999 e 980 817-2, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003) | Brel Knokke
(1963) (CD Barclay 521 237-2, 1993)
La
folie de l'amour et du désir se raconte dans MATHILDE de façon
incroyablement réaliste et passionnée. Il ne s'agit pas par hasard d'une des
chansons les plus énergiques de Brel, reprise de façon exemplaire par Scott
Walker et aussi plus récemment par Maria Bill et Jeroen Willems. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1967 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
MON
ENFANCE est une des chansons les plus personnelles de Brel, dans celle-ci
il dépeint l'enfance passée dans sa famille bourgeoise. Le texte est un des
plus beaux qu'il ait jamais écrit : mélange de regrets, émotion mais aussi
ressentiment, réussissant surtout à restituer la vision du monde que peut
avoir un gamin en inventant des métaphores extraordinairement claires.
La
grande place accordée au texte par rapport à la musique fait que MON
ENFANCE réclame un effort particulier pour être pleinement appréciée,
mais c'est un effort qui en vaut la peine. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1967 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Pour
le texte et pour l'arrangement (guitare acoustique et instruments à cordes) MON
PÈRE DISAIT rappelle beaucoup LE PLAT PAYS. Comme cette dernière,
c'est un portrait élégiaque des gens et des paysages du Nord et du contraste,
plusieurs fois décrit par Brel, entre la platitude du paysage et du caractère
de ses habitants. Parmi les nombreux néologismes créés par Brel, nous
trouvons celui qui est l'un des plus beaux : "brise-larmes" né de
l'association dans la rime à "brise-lames". DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1961 | L'original se trouve dans : 45t. 10e série (1961) |
Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme "Marieke", CD Barclay 980
816-7, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD Barclay,
2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998) | Brel Knokke
(CD Barclay 521237-2, 1993) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement
(CD
Barclay 980 817-6, 2003)
LE
MORIBOND est parmi les chansons de
Brel une de celles qui est majoritairement réinterprétée pour ne pas dire
parmi ses chefs-d'œuvre ou ses oeuvres les plus célèbres.
L'histoire
des reprises de LE MORIBOND est en effet plutôt singulière : traduite
en anglais par Rod McKuen, avec diverses autres chansons de Brel, au milieu
des années 60 sous le titre de SEASONS IN THE SUN (et comme à
l'accoutumée avec les autres traductions de McKuen le texte est plus mielleux
et doux que l'original), elle n'a pas joui d'une réputation particulière
jusqu'en 1973 où un petit chanteur canadien, un certain Terry Jacks, en a
fait un single. Un arrangement très easy et un riff de guitare ajouté au début
a immédiatement rebondi à la première place des classements américains. On
raconte même que Jacks aurait proposé le morceau aux Beach Boys, qui
toutefois après l'avoir enregistré ont décidé de ne pas le publier. A ce
moment Jacks, et tant mieux pour lui, décide de faire le disque en solo, ce
qui lui vaut la renommée et pas mal d'argent étant donné qu'il en a vendu
plus de 11 millions de copies.
De
là évidemment, LE MORIBOND devient culte sur le marché anglophone et
va être enregistrée par plusieurs personnages et dans tous les styles
imaginables, du disco au punk en passant par le grunge ultradépressif du
groupe Nirvana (un enregistrement dans un studio brésilien retrouvé en 2005)
et obtient aussi une approbation significative auprès de divers groupes
mariachis mexicains sous le titre ETAPAS DE MI VIDA. Ceci illustre
l'imprévisibilité du parcours d'une chanson qui pourtant a un texte
typiquement brelien : les considérations d'une personne sur le point de
mourir à son meilleur ami (qui comme toujours chez Brel est la personne la
plus chère), à son curé (apprécié pour sa différence de vision), à
l'amant honni de la femme, et enfin à la femme elle-même, aimée et
soutenue. Il est admirable, surtout de nos jours, de voir comment Brel utilise
librement, il se prend au jeu du tabou de la mort, ce concept qui reste
innommable. Quand peut-on être vraiment sincère sinon lorsque l'on est sur
le point de mourir et que l'on n'a plus rien à perdre ? DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps", CD Barclay 980 816-6, 2003)
Celle-ci
est l'une des chansons de Brel où apparaît de manière évidente son
influence sur les auteurs des années à venir, en particulier dans le cas des
Anglais et des Américains. LA MORT a tout d'abord été reprise par
Mort Shuman (à qui l'on doit la traduction du texte sous le titre MY DEATH)
dans la comédie musicale Jacques Brel is Alive and Well and Living in Paris.
Puis à peu de distance dans le temps il y a Scott Walker et au début des années
70, c'est David Bowie qui l'a également reprise au milieu des années 90 dans
une splendide version acoustique. Le dernier dans l'ordre chronologique, c'est
l'excellent Marc Almond qui complète un trio de grands interprètes ayant
vraiment compté pour la musique pop des trente dernières années.
A
noter également la transformation qui n'est pas seulement linguistique de la
chanson. Autant l'original de Brel est très rapide et presque joyeuse qu'elle
est amicalement appelée Tango de la mort (la plupart des chansons de Brel sur
la mort utilisent ce contraste entre le texte et la musique), autant toutes
les transpositions anglaises ont un rythme plus lent et réfléchi, ce qui crée
une meilleure empathie envers le texte et rend la chanson beaucoup plus
"profonde". DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1967 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel 67 (1967) (réédité dans le CD Barclay 980 817-3, 2003)
Un
autre chapitre du bestiaire brelien qui, après LES
SINGES et LES TOROS, nous délivre
un échantillon des qualités du genre humain grâce à l'impitoyable
comparaison avec les béliers, agneaux, loups et moutons. Cela démontre
que parmi les chansons de Brel celles aussi qui apparemment sont plus faibles
ont quelque chose qui vaut la peine de se les remémorer. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : 45t. 7e série (1959) | 45t. 9e
série (1959) | Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à
mille temps ", CD Barclay 980 816-6, 2003) | Enregistrement public à
l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay
559 231-2, 1998) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980
817-6, 2003)
NE
ME QUITTE PAS est
la plus célèbre chanson de Brel. A-t-elle encore besoin d’être présentée ?
En
effet, celle-ci a été réinterprétée de très nombreuses fois par
d’autres chanteurs et dans beaucoup d’autres langues (à l’heure
actuelle, j’en ai dénombré 32 dont l’espéranto et des dialectes
italiens et européens).
Dans
le genre musical dominant qu’est la variété anglo-saxonne (easy listening)
NE ME QUITTE PAS, du moins dans son adaptation américaine, est considérée
comme l’une des plus belles chansons d’amour : on trouve notamment
parmi les grands noms internationaux des chanteurs comme Frank Sinatra, Ray
Charles, Neil Diamond, Tom Jones, Shirley Bassey. Une multitude de chanteurs
romantiques, qui ont eu leur période de gloire ou qui sont encore des stars
dans leur pays, l’ont décliné dans leur style propre. Parmi ceux-ci
comptons Adamo, Julio Iglesias, Miguel Bosè, Nana Mouskouri et tant
d’autres.
On
retrouve des reprises dans un genre musical différent : le jazz. Ici,
les interprètes féminines sont plus nombreuses, telles Barb Jungr, Alison
Moyet, Milva, la sensationnelle Juliette Gréco et l’extraordinaire Nina
Simone, déchirante dans un difficile exercice de reprise en français.
Il
existe un nombre considérable de versions qui se situent aux antipodes des
genres musicaux précédents : du magnifique slow « années 60 »
de Ray Bryant aux rythmes moyen-orientaux de Natacha Atlas et Candan Erçetin,
en passant par le raï de Faudel, la salsa de Yuri Buenaventura et Sandy
Aruba, le hip-hop de Hamed Daye, pour finir avec la techno inécoutable de
Ludwig van 88.
Les
italiens ont été parmi les premiers à traduire NE ME QUITTE PAS, ce
mérite revient à Gino Paoli même si son interprétation est d’un ennui
mortel. Beaucoup plus belles seront celles d’Ornella Vanoni, Rossana Casale
et surtout de Patty Pravo. Mais il semble que l’aspect le plus marquant est
la volonté de chanter ce morceau dans sa version originale française dont la
dernière en date est celle de Franco Califano.
Parmi
les versions que je préfère, autres que celles citées plus haut, signalons :
Timna
Brauer & Elias Meiri, Emiliana Torrini, Herman van Veen, Rigmor
Gustafsson,Catherine Ribeiro, Vicky
Leandros sans
oublier la délicieuse parodie de Gigi Proietti dans l’esprit « Tout
mythe doit être dédramatisé» au Festival de San Remo 2002. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1961 | L'original se trouve dans : 45t.
10e série (1961) | Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme
"Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003) | Brel en scènes (CD
Barclay 559 231-2, 1998) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD
Barclay 980 817-6, 2003)
ON
N'OUBLIE RIEN a le style typique de la
chanson française populaire même si la musique espiègle cache un texte résolument
plus pensif. C'est peut-être pour cette raison qu'elle est si aimée par
Juliette Gréco qui en a immédiatement enregistré sa propre version. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
ORLY
est une chanson difficile dans la version
originale de Brel car l'arrangement n'est en rien captivant, entièrement soumis
au chant, pour ne pas dire à la narration. Et c'est pourquoi ORLY est
peut-être davantage un court récit qu'une chanson, le langage lui-même est
plus discursif que lyrique, n'utilisant pas de métaphores ou d'autres formes
linguistiques. Elle décrit au contraire le supplice et la passion de deux
amoureux qui doivent se quitter. Une fois le texte lu et compris, nous percevons
à quel point ORLY est un chef-d'œuvre. La référence à Gilbert Bécaud
provient de la chanson que ce dernier avait dédiée à l'aéroport parisien
"Dimanche à Orly". DG
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1968 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
L'OSTENDAISE
est une chanson peu connue mais très belle, très
mélodique et mélancolique. Elle parle d'une jeune femme d'Ostende qui après
avoir tant attendu son fiancé marin devint la maîtresse d'un pharmacien mais
le vrai perdant de l'histoire est le marin qui en vivant en pleine mer ne peut
être proche de la femme qu'il aime.
Cela
demeure toujours, pour moi, un mystère que cette chanson comme d'autres tout
aussi magnifiques (par exemple, LA
PARLOTE et VIEILLIR) ait
connu peu de tentatives de reprises par d'autres interprètes. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Vigouroux, 1957 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour
", CD Barclay 980 816-4, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1966 | L'original se trouve dans
:
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999)
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LES
PAUMÉS DU PETIT-MATIN
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Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1962 | L'original se trouve dans : 45t.
12e série (1962) | Les bourgeois (CD Barclay 980 816-9, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003)
En 1965 Jacques Brel a
aussi enregistré la version néerlandaise, DE NUTTELOZEN VAN DE NACHT,
sur une adaptation de Ernst Van Altena. Cette version se trouve dans : Ces
gens-là (CD Barclay 980 817-2, 2003) | Texte
Il
s'agit d'une chanson qui critique de la même manière que ROSA
les personnes issues du milieu de la petite bourgeoisie, leurs ambitions
personnelles et/ou illusoires et leur superficialité. Cette chanson est très
reprise en néerlandais, la question qui se pose est "pourquoi ?".
DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1962
La
chanson LE PENDU n'a jamais été enregistrée par Brel, même si dans le
DVD "Comme quand on était beau" sorti en 2003 se trouve un
enregistrement vidéo fait en direct en 1963 dans lequel Brel chantait avec la tête
enserrée dans un nœud coulant pendant du haut de la scène. C'est encore une
chanson amère et désillusionnée sur les mensonges de l'amour. DG
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LES
PIEDS DANS LE RUISSEAU
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : 45t. 2e série (1955) | Jacques
Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD
Barclay 980 816-4, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Les bourgeois (CD
Barclay 980 816-9, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1964) (CD
Barclay 980 817-1, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
| Brel
Knokke (CD Barclay 521237-2, 1993)
En 1965 Jacques Brel a aussi
enregistré la version néerlandaise, MIJN VLAKKE LAND, sur une adaptation de Ernst Van
Altena. Cette version se trouve dans : Ces gens-là (CD Barclay 980 817-2, 2003) |
Texte
Une
des chansons les plus lyriques de Brel, devenue désormais un emblème pour la Belgique puisqu'elle est entrée dans les
programmes officiels de
littérature à l'école et que "le plat pays" est devenu
l'expression typique pour désigner la Belgique. DG
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POURQUOI
FAIT-IL TOUTES CES CHOSES?
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Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de Mitch
Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de la Mancha (CD Barclay 980
817-5, 2003). Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
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POURQUOI
FAUT-IL QUE LES HOMMES S'ENNUIENT?
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1963 | Composée pour la bande originale du film
"Un
roi sans divertissement"
| L'original se trouve dans : Les bourgeois (1962) (CD
Barclay 980 816-9, 2003, bonus track)
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1961 | L'original se trouve dans : 45t.
11e série (1961) | Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme
"Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003) | Enregistrement public à
l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement
(CD Barclay 980 817-6, 2003)
LES
PRÉNOMS DE PARIS pourrait directement
entrer dans la liste "une chanson pour une ville" puisqu'elle décrit
au mieux les impressions musicales de la vie quotidienne de Paris en tant que
cité à aimer et ville des amoureux. De plus, elle témoigne très bien de la période
et également du disque probablement le plus brillant de toute la production de
Brel. Sans doute est-ce aussi la chanson la plus optimiste de Brel sur la
liaison amoureuse. DG et RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1956 | L'original se trouve dans : 45 giri EP 3e série (1956) (réédité dans le "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1961 | L'original se trouve dans
:
45t. 11e série (1961) | Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme
"Marieke", CD Barclay 980 816-7, 2003) | Enregistrement public à
l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Ne me quitte pas (1972) - nouvel arrangement
(CD Barclay 980 817-6, 2003)
LE
PROCHAIN AMOUR est l'un des textes les
plus beaux de Jacques Brel, d'un point de vue poétique pour les rimes et pour
le contenu dans lequel Brel confirme sa pensée sur les sentiments amoureux :
l'amour est un rapport de force et c'est au contraire la tendresse le sentiment
qui unit et crée de la solidarité entre les personnes. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1963 | L'original se trouve dans : EP
Barclay 70.491 (1963) | Coffret Jacques Brel vol. 1 (3 CD Universal)
| Les bonbons (CD Barclay 980-817-0, 2003)
QUAND
MAMAN REVIENDRA a été originellement publiée seulement
en 45 tours en 1963, elle n'est jamais parue sur un LP officiel de Brel si ce
n'est dans la compilation posthume. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1956 | L'original se trouve dans : 45t. 3e série (1956)
| Jacques
Brel n.2 (1957) (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD
Barclay 980 816-4, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD
Barclay, 2003) | Brel Knokke (CD Barclay 521237-2, 1993) | Ne me
quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980 817-6, 2003)
QUAND
ON N'A QUE L'AMOUR fut le premier
"hit" de Jacques Brel, récompensé par le Grand Prix du Disque en
1957. C'est à partir de ce moment que sa carrière a pris son envol. De nos
jours, cette chanson représente avec son crescendo final un banc d'essai pour
les capacités vocales des interprètes, et elle est ou elle fut une constante
du répertoire de chanteurs comme Céline Dion et Dionne Warwick. Le texte préfigure
les chansons pacifistes qui ont tant peuplé ou infesté la scène musicale une
quinzaine d'années plus tard. DG
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QU'AVONS-NOUS
FAIT, BONNES GENS?
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Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 2e série (1955),
45 giri Philips 432.043 BE | Jacques Brel n.2 (1957) , 33 giri Philips
6325.203 (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD Barclay 980
816-4, 2003)
QU'AVONS-NOUS
FAIT, BONNES GENS? est, d'après le
titre, une des chansons typiques de la première période de Brel, empreint
d'utopisme ingénu et de bonté issus de sa formation catholique. Par chance,
avec le passage du temps tout changera et ainsi naîtront les chefs-d'oeuvre que
nous connaissons tous. DG
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LA
QUÊTE - (The Impossible Dream)
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Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de Mitch
Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de La Mancha (CD Barclay 980
817-5, 2003) | Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
LA
QUÊTE n'est pas un morceau original de Jacques Brel
mais il s'agit d'une des chansons de "Man of La Mancha"
("L'homme
de la Mancha"), comédie musicale théâtrale basée sur Don
Quejote (Don Quichotte) de Cervantés,
dont Brel en 1968 s'occupe de l'adaptation française et de la réalisation théâtrale.
Cette chanson est toutefois considérée comme un des textes clé pour
comprendre la poétique et la personnalité de Jacques Brel.
Nous
trouvons en effet clairement explicité le "secret" du génie de
Brel : la recherche constante de la réalisation de nouveaux rêves, même de
rêves impossibles, ne renonçant jamais à faire une tentative, même au prix
de la souffrance et du supplice. Le tout forme un texte et une musique
splendide et l'identification avec un personnage - Don Quichotte - qui est
apparue rapidement parfaite et naturelle. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1968 | L'original se trouve dans : Jacques Brel (1968) (réédité dans le CD Barclay 557 759-2, 1998)
Une
des chansons énigmatique et à sa manière inquiétante par sa musique hiératique,
élément bien sûr non caractéristique de Jacky, et par son texte métaphorique.
On y parle d'un mystérieux personnage, qui est peut-être seulement une
suggestion de l'esprit, et d'une famille déchirés par la haine. Nous trouvons
donc les habituelles piques vers certains êtres humains que Brel n'aimait pas
beaucoup et à qui il n'épargnait rien. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Même
dans son dernier album Brel ne s'est pas épargné d'écrire des chansons
satiriques, celle-ci en particulier se penche vers une femme "de mœurs légères".
Mais comme pour les autres chansons du disque le langage est plus recherché et
plus allégorique. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Les bourgeois
(Barclay 980 816-9, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
| Brel
Knokke (CD Barclay 521237-2, 1993)
En 1965, Jacques Brel a également enregistré la version en langue
néerlandaise, ROSA, avec l'adaptation du texte aux bons soins de Ernst
Van Altena. Cette version se trouve dans : Ces gens-là (CD Barclay 980
817-2, 2003) |
Texte
ROSA
est un tango satirique dont le chantant refrain est constitué par la récitation
de la première déclinaison latine dont le modèle est le mot
"rosa" (la rose).
Brel
décrit dans ce texte le système d'enseignement privée et la rigueur de ses
méthodes, évoquant la détermination sociale et familiale de l’avenir des
enfants et des carrières professionnelles. Sans doute est-ce ces mêmes
camarades « fils de pharmacien » qu’il décrit plus âgés dans LES
PAUMÉS DU PETIT MATIN. Cette période de tango écolier est agrémentée
par la compagnie de sa cousine Rosa, première illusion amoureuse puisque
c’est avec elle qu’il découvre que les femmes peuvent être aussi
piquantes qu'une rose. Histoire vraie ?
Toutes
les chères « têtes blondes » françaises qui débutent
leurs études de Latin pensent spontanément à cette chanson. RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1956 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 3e série (1956),
45 giri Philips 432.126 BE | Jacques Brel n.2 (1957) , 33 giri Philips
6325.203 (réédité comme "Quand on n'a que l'amour ", CD Barclay 980
816-4, 2003)
Texte
original de Joe Darion, adaptation française de Jacques Brel, musique de Mitch
Leigh, 1968 | L'original se trouve dans : L'homme de La Mancha (CD Barclay 980
817-5, 2003) |
Les reprises indiquées sont uniquement celles qui font référence à l'adaptation française de Jacques Brel |
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : 45t. 8e série (1959) |
Jacques Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps
", CD Barclay 980 816-6, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559
231-2, 1998)
Le
texte de SEUL est très beau. Il a une structure "pyramidale"
auquel correspond une musique qui va crescendo jusqu'à la première moitié et
descend jusqu'à la seconde moitié. La solitude vient à être confrontée à
deux, dix, cent, mille, un million d'autres et puis à reculons de nouveau
jusqu'aux deux qui vieillissent. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : 45 giri EP n.2 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1961 | L'original se trouve dans : 45t. 12e série (1962)
| Jacques
Brel n.5 (1961) (réédité comme "Marieke", CD Barclay 980 816-7,
2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003) | Brel
en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
LES
SINGES est, comme le fut LA
COLOMBE et comme le sera AU
SUIVANT par la suite, une chanson explicitement antimilitariste que les
critiques de l'époque définissait comme "violente", et elle est écrite
plusieurs années avant que n'entrent en action les paladins américains du
pacifisme Dylan, Baez & Co. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1962 | L'original se trouve dans
:
Les bourgeois (1962) (CD Barclay 980 816-9, 2003) | Enregistrement
public à l'Olympia (1961) (CD Barclay, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1955 | L'original se trouve dans : Jacques Brel n.1 (1955) (réédité comme "Grand Jacques", CD Barclay 980 816-3, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Gérard Jouannest, 1964 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public
à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
Dans
TANGO FUNÈBRE Brel essaye d'imaginer ce qui pourrait se produire au
moment de ses funérailles. Nous retrouvons ici deux des thèmes récurrents des
textes de Brel, la mort et l'accusation de médiocrité, le ton est très
sarcastique et en même temps sans tendresse aucune. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : 45t. 7e série (1959)
| Jacques
Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps ", CD
Barclay 980 816-6, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998)
LA
TENDRESSE était pour Brel un des
sentiments les plus importants. Mais selon lui, comme il le disait dans la très
belle interview de 1971 à Knokke, c'est un sentiment qui s'applique plus aux
hommes qu'aux femmes : "On peut tendrement aimer une femme, bien sûr ...
mais dans mon esprit c'est quelque chose qui s'adresse aux hommes. Les femmes
vont aimer surtout avec passion et avec patience, mais dans mon esprit, un homme
qui n'est pas tendre, c'est pas un homme ; un homme dur ça n'existe pas, un
homme qui ne pleure pas, ça n'existe pas... ça me terrorise...". RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1964 | L'original se trouve dans : Enregistrement public à
l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Léo
Daniderff, 1964 | L'original se trouve dans :
Texte et
musique de Jacques Brel, 1963 | Para a tragedia de Corneille
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel, Gérard Jouannest et Jean Corti, 1963 |
L'original se trouve dans :
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public
à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
LES
TOROS sous une apparence de
fanfaronnerie et d'espagnolade est en réalité veinée d'un sarcasme très
amer. DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1959 | L'original se trouve dans : 45t. 7è série (1959)
| Jacques
Brel n.4 (1959) (réédité comme "La valse à mille temps ", CD
Barclay 980 816-6, 2003) | Enregistrement public à l'Olympia (1961) (CD
Barclay, 2003) | Brel en scènes (CD Barclay 559 231-2, 1998) | Ne me
quitte pas (1972) - nouvel arrangement (CD Barclay 980 817-6, 2003)
Après
le premier succès de QUAND ON N'A QUE L'AMOUR,
LA VALSE À MILLE TEMPS marque définitivement la réussite de Jacques
Brel avec NE ME QUITTE PAS,
publiée sur les mêmes EP et LP. Comme on peut le déduire du titre, c'est une
chanson au rythme vertigineux avec un crescendo qui ne peut être stoppé et
dans lequel le chant de Brel ressemble à un accordéon. Pour autant il arrive
à marteler avec rapidité et à moduler la puissance de sa voix. Absolument à
traduire par les chanteurs non francophones...
Texte et
musique de Jacques Brel, 1968 | L'original se trouve dans : Jacques Brel 1968 (Barclay
557 759-2, 1998)
L'antidote
contre ceux qui veulent persister à dire que Brel est un chanteur lugubre,
triste, qui parle uniquement de la mort, c'est VESOUL. Si dans les
premières notes cette chanson peut sembler lisse aux sceptiques, alors elle
enchaîne vers un rythme irrésistible créé par l'incroyable accordéon
"rock" de Marcel Azzola (à qui est destinée l'exhortation
"Chauffe Marcel, chauffe !" que Brel réussit à insérer dans son
chant vertigineux).
VESOUL
est alors la démonstration de l'extraordinaire capacité de chant de Brel.
Trouvez un autre qui réussit à tenir la rapidité et en même temps changer
l'intonation d'un point à l'autre du morceau.
Les
reprises, dont la rapidité est réduite par rapport à l'original hormis
celle de "Dezoriental", méritent d'être applaudies car il s'agit
d'une vraie fidélité et elles sont intéressantes d'un point de vue géographique
pour constater les changements de lieu qui s'opèrent selon les pays, chacun
regardant à sa porte : Ulm, Rapallo, Milano, Moss, Delfzijl, Wien... DG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1963
VIEILLE
n'a jamais été publiée par Brel, mais au
contraire elle a été un cheval de bataille de Juliette Gréco. Elle confirme
une fois de plus avec cette chanson son style et son anticonformisme : lisez le
texte et imaginez combien de chanteurs actuels auraient voulu mettre une telle
chanson dans leur répertoire. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel e Gérard Jouannest, 1977 | L'original se trouve dans
:
Brel (LP Barclay 96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
Et
bien, avec VIEILLIR, nous entrons dans le cercle de ces chansons que
seul Brel pouvait écrire et interpréter. Ce n'est pas par hasard, je crois,
ce morceau étant magnifique, que seuls trois chanteurs dont un des plus
passionnés de ses disciples, Duilio Del Prete, aient osé la reproposer ( et
de fait en la présentant dans un medley funèbre avec les reprises de
"J'arrive" et "Le dernier repas")
En
effet, tout le monde ne chante pas qu'il vaut mieux mourir de façon agréable,
brutale ou digne que de vieillir. Et naturellement, ce morceau prend un sens
encore plus frappant si l'on se souvient que Brel était vraiment mourant, miné
par le cancer, quand il a chanté VIEILLIR. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel, Gérard Jouannest et Jean Corti, 1964 |
L'original se trouve dans :
Jacques Brel (1966) (CD Barclay 547 740-2, 1999) | Enregistrement public
à l'Olympia (1964) (CD Barclay 980 817-1, 2003)
LES
VIEUX est une des chansons les plus tendres de Brel.
Elle est aussi l'une des plus réalistes sur le vieillissement dans les sociétés
occidentales. RG
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
LA
VILLE S'ENDORMAIT avec ORLY
et LES MARQUISES
signe dans le dernier disque de Brel un changement partiel dans les
arrangements pour se diriger vers un son plus "symphonique", avec
l'accompagnement des violons qui va remplacer les instruments plus populaires
comme l'accordéon et le piano habituellement utilisés. De façon plus
remarquable, LA VILLE S'ENDORMAIT crée une atmosphère de "fin du
monde" avec sa musique sinueuse et son texte énigmatique. DG
Texte
de Jacques Brel, musique de François Rauber, 1961 | L'original se trouve dans :
Jacques Brel n.5 (1961) (réédité comme "Marieke", CD Barclay 980
816-7, 2003)
Texte
de Jacques Brel, musique de Jacques Brel et François Rauber, 1958 | L'original se trouve dans
:
45t. 5e série (1958) | Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme
"Au printemps", CD Barclay 980 816-5, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1958 | L'original se trouve dans : 45t. 6e série (1958)
|
Jacques Brel n.3 (1958) (réédité comme "Au printemps", CD Barclay
980 816-5, 2003)
Texte et
musique de Jacques Brel, 1977 | L'original se trouve dans : Brel (LP Barclay
96 010, 1977 - CD Barclay 980 817-7, 2003)
VOIR
UN AMI PLEURER est, selon moi, une
des plus belles chansons de Brel dans l'absolu. Personnellement, c'est avec FERNAND
celle qui plus que toutes les autres est la cause de ma folie pour le grand
Belge. Ici aussi, mais indirectement, on parle de mort car les conditions de
Brel quand il l'a écrite et chantée étaient déjà critiques. Aussi quand
je pense à ce que peut vouloir dire "voir un ami pleurer" dans
cette situation, j'en viens presque à pleurer. Hormis le texte, la musique
est également très belle et l'interprétation autant du chant que de la
musique d'accompagnement sont évidemment très profondes et inspirées, au
point que celle-ci est peut-être l'unique chanson de Brel pour laquelle il
n'existe pas de reprise satisfaisante. Pour avoir été enregistrée dans tant
de nouvelles versions, l'original reste tout simplement inimitable.
Texte et
musique de Jacques Brel, 1962 | L'original se trouve dans : Les bourgeois (CD
Barclay 980 816-9, 2003)
ZANGRA
a été inspiré à Brel par la lecture de "Le
désert des Tartares" de Dino Buzzati ; Zangra n'est donc rien
d'autre que la transposition douloureuse du Lieutenant Drogo. DG
Cet
homme préoccupé par les choses de la guerre, sa passion, passe les âges les
plus énergiques et les plus tendres de sa vie à méditer sur sa gloire
soldatesque future mais virtuelle. Selon la philosophie brelienne, l'amour est
l'élément le plus important d'une vie réussie. RG
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